Archives de catégorie : Actualités/Evènements

NUITS DE LA LECTURE

DU 21 AU 24 JANVIER 2021

En 2021, la manifestation se transforme en « Nuits de la lecture » pour une programmation encore plus riche, étendue sur 4 soirées, du jeudi 21 au dimanche 24 janvier, avec un temps fort le samedi 23. La filière du livre, comme l’ensemble du secteur culturel, a beaucoup souffert de la crise sanitaire. L’édition 2021 est l’occasion de la soutenir et de la valoriser. 

« Relire le monde »

Réinventer le monde, rêver d’aventures, s’évader, voyager, découvrir d’autres horizons tout en restant immobile… Grâce à la lecture, tout devient possible ! Cette année, la manifestation s’articulera autour du thème « Relire le monde » et célébrera la lecture sous toutes ses formes via des animations in situ, mais aussi des initiatives digitales pour tous les publics.

Hélène Vignal – 17 octobre 2020

Je viens de passer une semaine entière avec des enseignants. Dans leurs classes, je veux dire. C’était dans le pays de Montbéliard. Là-bas, l’entreprise Peugeot est passé de 40 000 à 6000 emplois, les communautés ouvrières cohabitent plutôt bien, mais c’est de plus en plus difficile pour tout le monde. C’est un territoire de taiseux, de faiseux, comme me disait le principal du collège de Seloncourt qui, bien que ce fut un jour de réunion parents-profs m’a raccompagnée lui-même à la gare TGV. J’ai travaillé toute la semaine avec des profs qui étouffent sous leurs masques et tiennent leurs classes avec un mélange bluffant d’énergie, de bienveillance et de fermeté. Au lycée pro Nelson Mandela, après la rencontre avec les CAP ATMFC et les BAC Pro TMELEC, Catherine m’a même concocté une visite de l’église d’Audincourt pour que je ne rate pas les vitraux de Fernand Leger avant de repartir. C’est un de ces territoires où on fait souvent répéter les prénoms des enfants, parce qu’on les entend pour la première fois (et qu’il y a les masques). J’ai appris tard hier soir la mise à mort d’un enseignant. Et ce matin cette terrible nouvelle me donne envie de vomir. Parce qu’il semble qu’il y ait eu des appels lancés.Est-ce qu’on sait tous ce qu’on doit aux enseignants qui tiennent la main de ces enfants ? Est-ce qu’on est assez conscients du rôle qu’ils jouent ? Du pont qu’ils forment, des brèches qu’ils comblent avec leur métier ? Est-ce qu’on sait assez les entourer ? J’ai la chance, comme tous les auteurs et illustrateurs jeunesse qui tournent dans les classes, de rencontrer les plus investis, ceux qui sont dans les projets, ceux qui n’ont pas peur d’en faire un peu (beaucoup) plus, ceux qui travaillent en essayant d’oublier qu’on les oublie dans les bureaux des ministères. Parce que reconnaissons-le, c’est quand même vrai qu’ils doivent en faire toujours plus. Plus de réformes, plus de missions, plus de pressions, plus d’élèves par classe, plus d’affectations non souhaitées, plus de bâtons dans les roues, plus d’injonctions… et de moins en moins de moyens.
 Le service public (et je pense à l’hôpital aussi) ne fonctionne pas très bien avec les règles gestionnaires des entreprises. Il faudrait en convenir. Tout ne peut pas être économiquement rentable. Éduquer, soigner, c’est investir dans l’humain. Et ça ne rapporte rien à court terme. Et les SOS lancés par tous ces professionnels et leurs représentants ne sont pas des coquetteries d’enfants gâtés. J’ai parlé à des classes 6h par jour avec un masque pendant une semaine. Juste une semaine. Punaise ce que c’est dur ! Je me sens triste parce que j’ai le sentiment que mon pays ne reconnaît pas les siens, ne sait plus dire merci, ne sait plus entendre les besoins de ses fonctionnaires… Et je suis admirative de ceux qui s’accrochent. Il se trouve que nous, les auteurs jeunesse on y va dans ces bahuts. On mange à la cantine, on a parfois froid dans les classes. On peut le dire, qu’ils bossent. On voudrait en témoigner, on voudrait être entendus là dessus. Ça ne va pas : ils ont besoin d’aide.

Posté sur Facebook le 17 octobre 2020

Les auteurs et autrices jeunesse solidaires du corps enseignant

Attentat de Conflans-Sainte-Honorine

Après l’assassinat de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie au collège du Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine, nous, auteurs et autrices de littérature jeunesse, souhaitons exprimer à la fois notre immense tristesse, notre stupéfaction et notre indignation. Nous tenons à adresser un message de solidarité aux enseignants et enseignantes, aux chef·fes d’établissements, aux élèves et parents d’élèves ainsi qu’à tous ceux et à toutes celles qui travaillent et interviennent dans les écoles, collèges et lycées.
En tant qu’auteurs et autrices de littérature jeunesse, nous sommes régulièrement invité·es dans les établissements scolaires pour présenter nos livres, romans, bande-dessinées, documentaires ou albums illustrés, et animer des ateliers d’écriture et d’illustration. La liberté d’expression est au cœur de ces rencontres. C’est à l’école que les enfants et les adolescent·es apprennent à débattre, à forger leur esprit critique, à s’ouvrir à d’autres points de vue et à les respecter.
Nous pouvons témoigner de l’engagement des enseignant·es et de la difficulté de leur tâche.C’est pourquoi, aujourd’hui, à l’heure où elle est attaquée dans sa chair, nous appelons tous les citoyens et citoyennes de notre pays à réaffirmer leur attachement à une école qui instruit et qui forme des citoyens et des citoyennes éclairé·es.Les auteurs et autrices jeunesse

Communiqué de la charte – 17 octobre 2020

LES VISAGES DE L’AGGLO

Projet organisé par l’ADeC, l’Association de Développement Culturel du Pays de Montbéliard, dans le cadre des Couleurs de l’Agglo, programme d’action culturelle porté par Pays de Montbéliard Agglomération. Il s’inscrit dans une logique d’irrigation et de maillage du territoire autour des enjeux relevant de l’Education Artistique et Culturelle pour tous les habitants.

Dans le cadre de ce programme, l’ADeC organise une résidence de l’artiste Claire Cantais, photographe, plasticienne, illustratrice et auteure. Diplômée de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, elle a écrit et illustré une vingtaine d’ouvrages pour la jeunesse. 

Cette résidence concerne dix ateliers à destination d’un public scolaire, périscolaire et intergénérationnel, proposés dans dix communes de l’agglomération du 12 au 16 octobre 2020 (Audincourt – Béthoncourt – Étupes – Grand-Charmont – Mandeure – Mathay – Seloncourt – Sochaux – Valentigney – Voujeaucourt).

Suite à des rencontres et temps d’échanges avec l’auteure à partir des ouvrages lus en amont par les participants, des portraits sont réalisés avec la technique du papier découpé propre à l’artiste. L’idée est de donner à voir des visages des communes participantes, qui regroupés avec ceux des autres villes formeront les visages de l’agglo.


Mon héroïne, c’est toi

Comment combattre le COVID-19 quand on est un enfant

Ce livre était un projet du Groupe de référence du Comité permanent interorganisations (CPI) pour la santé mentale et le soutien psychosocial (SMSPS) dans les situations d’urgence. Ce projet a reçu le soutien d’experts mondiaux, régionaux et nationaux appartenant à des organisations membres du Groupe de référence du CPI pour la SMSPS, mais aussi de parents, d’aidants, d’enseignants et d’enfants de 104 pays à travers le monde. Une enquête mondiale a été publiée en anglais, en arabe, en espagnol, en français et en italien pour évaluer les besoins des enfants en matière de santé mentale et de soutien psychosocial pendant la flambée de COVID-19. Les résultats de cette enquête ont permis de déterminer les grandes lignes des sujets à aborder à travers l’histoire. Le livre a été diffusé sous la forme d’une histoire pour enfants dans plusieurs pays touchés par le COVID-19. Les retours des enfants, des parents et des aidants ont ensuite été pris en compte pour réviser et actualiser l’histoire.

Plus de 1 700 enfants, parents, aidants et enseignants du monde entier ont pris le temps de nous expliquercomment ils font face à la pandémie de COVID-19. Nous remercions vivement ces enfants, ainsi que leurs parents, aidants et enseignants, d’avoir répondu à notre enquête et d’avoir influencé cette histoire. « Monhéroïne, c’est toi » est une histoire inventée pour et par les enfants du monde entier.

Le Groupe de référence du CPI pour la SMSPS remercie Helen Patuck, qui a écrit l’histoire et illustré ce livre.

https://interagencystandingcommittee.org/system/files/2020-04/My%20Hero%20is%20You%2C%20Storybook%20for%20Children%20on%20COVID-19%20%28French%29_0.pdf

Un Salon virtuel pour des rencontres inédites avec la littérature jeunesse.

Depuis le 8 avril, l’équipe du Salon du livre de jeunesse de Montreuil  inaugure un Salon du livre de jeunesse virtuel, intitulé : 10e Art, les chemins buissonniers de la littérature jeunesse.

Ce Salon propose des rencontres multiformes avec la littérature de jeunesse. Des expositions, des interviews d’autrices et d’auteurs, deux web-séries littéraires, des ateliers créatifs autour de l’illustration, des jeux littéraires inédits, des lectures, des conseils de lecture de Kibookin, le relais des initiatives créatrices proposées en ligne par les autrices, les auteurs, et les éditeurs.

https://slpjplus.fr/salon/

Le Printemps des Poètes

DU 7 AU 23 MARS 2020

C’est un vers de Corneille. Un vieil alexandrin célèbre, à la toute fin du Cid, qui dit le cœur, l’espoir et le triomphe du temps quelque part à Séville :
Espère en ton courage, espère en ma promesse…
Et dans cet hémistiche toute la bravoure du monde roule à l’assaut des siècles, avec tant de constance. Tant de patience passée à la postérité, comme un secret légué, mantra plus efficient que les rudes lois du sang. 
Et la vaillance d’outrepasser les règnes, les solitudes, les exils, les douleurs, les aurores et les disparitions. Nos horloges sonnent l’heure du courage, écrivait Anna Akhmatova à l’hiver 1942. Tandis que Prévert tordait le cou aux pensées toutes faites dans ses « Adonides » : La guerre déclarée / j’ai pris mon courage / à deux mains / et je l’ai étranglé. Car le mot, trop taillé pour la gloire, a parfois mauvaise presse. Pourtant le cran. Pourtant l’audace. Pourtant la virtus latine, qui fait dire à Virgile et Apollon d’une même voix : Déploie ton jeune courage, enfant, c’est ainsi que l’on s’élève jusqu’aux astres. 
Cette force d’âme capable de tutoyer les étoiles en appelle aux mots de Desnos, dont Éluard affirmait, devant ses cendres revenues de Terezín, qu’il était la poésie du courage. Une poésie qui se joue la vie, l’amour, la liberté jusque dans la pire des morts. Avec ce qui me reste de courage, défoncer toute la Nuit, proposait Paul Valet, tout aussi prompt à mourir.
C’est coton, le courage, même sans être corps et âme en lambeaux. 
La course plus que la rage. La lumière à foudroyer le noir. Comme s’il n’y avait qu’un poète pour dire cet éclat d’être sans orgueil. Cette témérité de la langue qui vous mène plus loin que la vue ne peut voir. Cette intrépidité de la parole qui nous fait défaut. Cette endurance à Raturer outre. Ce souci du poème. Je vais droit au jour turbulent, annonçait André du Bouchet. Que l’on se nomme Blaise Cendrars ou Benjamin Fondane, Charlotte Delbo ou Sylvie Brès, Juan Gelman ou Ludovic Janvier… Tous ont osé. Et la frappe, la vitalité de l’écriture, le prodige de l’énergie poétique de nous révéler encore et toujours.
Sophie Nauleau

https://www.printempsdespoetes.com/Edition-2020

Pour oser Le Courage, il fallait un être de cœur… Sandrine Bonnaire, marraine de la 22e édition du Printemps des Poètes.

L’affiche

Après L’Ardeur d’Ernest Pignon Ernest, et La Beauté d’Enki Bilal, l’affiche originale du 22ePrintemps des Poètes est l’œuvre de l’artiste du Siècle : Pierre Soulages.

La Nuit de la lecture

Bibliothèques et librairies ouvrent, le temps d’une nuit, leurs portes au public plus longtemps, pour accueillir tous ceux qui souhaitent partager, de manière ludique, le livre et la lecture.

Les milliers de bibliothèques françaises, qui comptent parmi les lieux incontournables de culture et de savoir, constituent, avec les autres points de la lecture publique, le premier réseau d’équipements culturels de proximité. Avec les librairies, elles jouent un rôle majeur dans l’accès à la connaissance, à l’information mais aussi aux échanges et aux rencontres.

Connaître le programme

Salon du livre et de la presse Jeunesse – Les lauréats des Pépites 2019

Entièrement féminin, le palmarès 2019 du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, révélé mercredi 27 novembre, a récompensé cinq autrices pour des livres marqués par quelques thèmes majeurs : la liberté, le féminisme, le rapport à la nature ou la question des racines culturelles.

Fable féministe enthousiaste aux allures de western.
Apprivoiser ses démons avec Akita.
Trois aventures de l’autre côté du miroir
Le dernier sur la plaine ou la chute de l’empire amérindien
Rebecca donne du relief aux histoires d’amour.